🌤️ « La lumière est une promesse » Un poème de Pascal Ar Men — Hymne à la clarté changeante de Bretagne
☀️ Introduction — Quand le ciel peint la terre
En Finistère, la lumière n’est jamais la même.
Elle joue, elle fuit, elle caresse ou gronde.
Un instant le monde est lavé d’or,
l’instant d’après, la pluie ride la mer.
Mais toujours, cette lumière touche l’âme.
Moi, Pascal Ar Men, je l’attends, je la cherche,
je l’accueille quand elle vient
comme un cadeau silencieux.
Car ici, la lumière est une promesse,
et parfois, une révélation.
✍️ Poème — La lumière est une promesse
Il est tôt.
Le ciel hésite encore.
Mais déjà, un trait pâle fend l’horizon.
Un premier mot.
Une page qui s’ouvre. 📖
La mer ne bouge pas.
Elle attend, comme moi.
Et puis soudain,
le premier rayon glisse entre les collines,
dore le toit du vieux phare,
caresse le flanc des granges endormies. 🌅
Alors tout s’éveille.
Le granit prend feu,
les vitres s’embrasent,
les flaques deviennent des miroirs du ciel.
La lumière en Bretagne
ne vient jamais sans une intention.
Elle raconte quelque chose.
Elle révèle ce qu’on ne voit plus.
La mousse sur un mur,
la poussière dans un rayon d’église,
le vol d’un oiseau contre le gris d’un clocher. 🕊️
Elle change d’avis cent fois par jour,
comme une femme libre.
Un instant chaude et douce,
l’instant suivant, froide comme le sel.
Mais toujours, elle éclaire ce qui compte.
Pas ce qui brille,
mais ce qui vit.
Je l’ai vue trouer les nuages au large de la Pointe du Raz,
comme un doigt divin.
Je l’ai vue nimber un champ de blé noir à l’heure bleue,
quand plus rien ne bouge.
Je l’ai vue, simple et pure,
poser son silence sur les toits de Quimper,
juste avant la pluie. 🌧️
Il n’y a pas besoin de grand discours.
La lumière parle aux yeux qui s’arrêtent,
et aux cœurs qui n’attendent rien.
🌈 Conclusion — Lumière intérieure
Je marche souvent dans la lumière bretonne
comme on entre dans une chapelle :
avec lenteur, avec respect.
Elle me rappelle que le monde est encore beau,
que même les jours sombres cachent un éclat,
et qu’au fond,
ce que je cherche dans mes poèmes
n’est pas si différent de cette lumière-là.
Quelque chose de fragile.
De changeant.
Mais d’éternel.
— Pascal Ar Men
Poète des lueurs passagères,
des paysages révélés,
et de la lumière bretonne

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