🌬 Ce que j’ai partagé avec chacun — Paroles d’un homme de Bretagne

 


🌊 Introduction

Je viens d’un coin de terre où le ciel parle autant que les hommes,
où le granit enseigne la patience,
et où l’océan apprend à ne jamais plier.
En Bretagne, nous n’avons pas besoin de faire semblant :
le vent, la pluie, les marées et le silence
nous rappellent chaque jour l’importance d’être vrai.
Alors je parle ici, non pour convaincre, mais pour dire —
comme on jette une bouteille à la mer depuis les falaises de Plouha ou de Crozon.
Libre à chacun d’en lire ou d’en oublier le message.


🐚 Le chant de l’âme bretonne

Il y aura ceux qui penseront à moi avec un sourire salé 😊,
comme on se souvient d’un bon bol d’air sur la côte,
et d’autres, peut-être, avec distance ou réserve 🤷‍♂️.
Qu’ils aillent en paix.
Chacun n’a vu en moi que ce qu’il portait en lui 💬.

Je n’ai pas été le même pour tous —
comme la mer n’a jamais le même visage selon le vent.
Mais j’ai été sincère, comme les bourrasques de Saint-Malo 💨
ou le soleil franc sur les landes de Quiberon ☀️.

Je suis un homme des marées :
fait de pleins et de manques,
de tempêtes en criée,
de silences au pied des menhirs,
et de chants levés au sommet des monts d’Arrée 🌄.

À ceux venus avec chaleur,
j’ai été feu de cheminée dans la longère 🔥.
À ceux venus avec franchise,
j’ai répondu avec loyauté de granit 🪨.
À ceux venus par calcul,
j’ai été distance et brume 🎭.

Je n’ai pas toujours été doux,
mais je n’ai jamais été faux.
Je ne cherche pas à être aimé de tous,
comme on ne demande pas au vent d’être constant.
Je cherche seulement à vivre droiture dans l’âme,
et les pieds ancrés comme les racines d’un vieux chêne de Brocéliande 🌳.

La mémoire des autres leur appartient,
mais s’ils se souviennent de moi comme d’un havre,
c’est qu’ils ont su entrer sans fracas.
Et si d’autres me tiennent rigueur,
qu’ils regardent ce qu’ils ont déposé dans ma barque.
Car je n’ai fait que répondre, comme l’écho en falaise ⛰.

Je ne suis ni saint, ni légende, ni marin célèbre.
Je suis un homme de cette terre rude et belle,
qui a aimé, donné, résisté, douté,
et toujours tenu bon, comme les vieux goélands sous la pluie 🌧.

Et si un jour mes pas s’effacent dans le sable de Saint-Guirec,
ou sur les sentiers douaniers du Finistère,
que l’on retienne ceci :

👉🏻 Un homme libre, ici,
n’est pas fait pour plaire à toutes les boussoles.
Il est fait pour ceux qui savent lire le cœur à travers la brume,
et écouter l’âme au-dessus des vagues 🌬🌊.


🍃 Conclusion

Je suis né de cette Bretagne farouche et douce à la fois.
J’y ai appris que l’important n’est pas d’être parfait,
mais d’être vrai.
Et si mes mots résonnent en toi comme un chant venu du large,
alors prends-les,
comme on ramasse un coquillage porteur d’échos oubliés.

— Pascal, poète breton
Du pays du vent, des granits debout,
et des cœurs qui ne plient pas.



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